Page mise à jour le 08/06/2026
Soleil et indices UV : quels risques et comment s’en protéger ?
Avec les beaux jours, l’envie est grande de faire le plein de lumière. Pourtant, même si le soleil est excellent pour le moral et aide à faire le plein de vitamine D, il diffuse aussi des rayons invisibles et potentiellement dangereux pour la santé : les ultraviolets (UV). Alors comment profiter tout en se protégeant ? Découvrez comment fonctionnent les UV, quels sont leurs risques et quels sont les bons réflexes à adopter pour protéger toute la famille.
Sommaire
Qu’est-ce que les UV ?
Les rayons ultraviolets naturels, ou UV, font partie intégrante du rayonnement solaire. Ils sont totalement invisibles à l'œil nu et indolores sur le moment. C’est cette discrétion qui les rend particulièrement trompeurs pour notre organisme.
Il existe 3 types de rayons UV : les UVA, les UVB et les UVC.
Les UVA, qui représentent 95 % des UV
Les UVA sont présents et actifs tout au long de la journée, toute l’année et même par temps nuageux. S’ils ne provoquent pas à court terme de douleurs, ni de brûlures de la peau, sauf en cas de très forte exposition, ils n’en sont pas moins très dangereux. En plus de traverser les nuages et le verre, ils atteignent aussi les couches profondes de la peau. Ils détruisent alors les fibres élastiques et le collagène de l’épiderme, ce qui a comme conséquence un vieillissement prématuré : perte de fermeté de la peau, rides, etc. Ce sont aussi les UVA qui sont responsables des allergies solaires. Plus grave encore, ils peuvent provoquer une modification de nos cellules cutanées, entraînant des cancers de la peau. Cependant, il est important de noter que les UVA brûlent 1 000 fois moins que les UVB.
Les UVB, moins nombreux mais aussi dangereux
Les UVB sont absorbés très rapidement par l’épiderme, mais sont arrêtés par les nuages et le verre. Leurs effets s’observent à court terme, puisque ce sont eux qui provoquent la pigmentation de la peau et qui sont les principaux responsables des coups de soleil. En clair, les UVB stimulent la production de mélanine, ce qui entraîne une augmentation de la quantité de pigments foncés dans la peau.
Il est important de noter que les UVB peuvent également être dangereux pour les yeux, provoquant des affections telles que la photokératite (lésion des yeux) ou la rétinopathie solaire (détérioration de la rétine).
Les UVC, qui n’atteignent par la surface de la Terre
Les UVC sont des rayons mortels pour les êtres humains, la faune et la flore. Heureusement, ils sont intégralement absorbés par la couche d’ozone. Sans cela, ils rendraient la vie impossible.
Qu’est-ce que l’indice UV ?
Défini par l’OMS, l’indice UV (ou index UV) mesure l’intensité du rayonnement solaire qui atteint la surface terrestre, sur une échelle allant de 1 à 11+. Plus l’indice est élevé, plus le risque de lésions cutanées ou oculaires est rapide et important, plus il faut donc se protéger.
Quand et où les UV sont-ils dangereux ?
La quantité d’UV qui atteint la Terre dépend principalement de l’épaisseur de l’atmosphère que les rayons doivent traverser. Lorsque le soleil est haut dans le ciel, le taux d’UV est plus élevé. Au contraire, lorsque le soleil est bas, l’exposition aux UV est réduite, voire nulle.
Quatre facteurs influencent ainsi l'intensité des UV au quotidien :
- La période de l’année et l’heure de la journée : en France métropolitaine, l'indice UV est à son maximum entre début mai et fin août. Durant cette période, c'est entre 12 h et 16 h que l’exposition est la plus forte et la plus dangereuse ;
- Les conditions météorologiques : si une couverture nuageuse très épaisse et sombre filtre une partie des rayons, un voile nuageux léger ou des nuages d'altitude (comme les cirrus) laissent passer plus de 80 % des UV(1). On peut donc attraper un coup de soleil sévère par temps couvert ou frais ;
- L’altitude : plus on monte en altitude, plus la couche d’air s’amincit et absorbe moins de rayons. Le niveau de rayonnement UV augmente ainsi d’environ 10 % tous les 1 000 mètres d'élévation(2) ;
- La latitude : plus on se rapproche de l’équateur, plus les rayons du soleil tombent à la verticale et plus l’intensité des UV est élevée.
Comment bien se protéger du soleil ?
Si la tentation est grande d’avoir un joli bronzage, il ne faut pas oublier pour autant la dangerosité d’une exposition prolongée au soleil sans protection. Voici 6 conseils à suivre pour protéger au maximum votre peau, et plus généralement, votre santé contre les UV,
1. Choisissez une protection solaire adaptée à la nature de votre peau
Face aux effets du soleil, nous ne sommes pas tous égaux. En effet, du fait de sa génétique, chaque individu réagit aux UV à sa façon. Certains profils sont ainsi beaucoup plus sensibles que d’autres aux rayons du soleil. Il existe six phototypes, classés des peaux les plus claires aux peaux les plus foncées. Plus le phototype est bas, plus la peau est sensible aux rayonnements UV, et plus l’indice de protection doit être important. Il est toutefois recommandé de se protéger du soleil, même avec un phototype élevé, car personne n’est à l’abri des cancers de la peau.
Pour choisir un produit, il faut se reporter à l’indice de protection solaire (FPS, ou SPF en anglais). Ce dernier est exprimé en chiffre et évalue la capacité du produit à retarder l’agression des rayonnements UV. Par exemple, une crème solaire avec un FPS de 30 signifie que vous pouvez rester au soleil 30 fois plus longtemps sans risquer de brûler qu’avec une peau non protégée.
Il existe quatre niveaux de protection solaire :
- Faible : SPF 6, 10 ;
- Moyenne : SPF 15, 20, 25 ;
- Haute : SPF 30, 50 ;
- Très haute : SPF 50+.
Dans tous les cas, pour prévenir correctement les dangers des rayonnements UV, il est conseillé d’appliquer une protection SPF 30 minimum et SPF 50 anti-UVA et anti-UVB pour les enfants.
À noter : l’appellation « écran total » n’est plus utilisée en France, car aucune crème ne protège complètement contre les rayons du soleil. Assurez-vous que vos produits de protection solaire protègent à la fois des UVA et des UVB, et recherchez le logo spécifique sur l’étiquetage.
Appliquez correctement votre protection
Appliquez la crème solaire en couche suffisante sur toutes les parties du corps non couvertes par des vêtements, environ 30 minutes avant de sortir et pensez à renouveler l’application toutes les deux heures, ainsi qu’après chaque baignade. Portez une attention particulière aux zones les plus exposées, telles que le nez et les oreilles. Aujourd’hui, il existe différentes formes de protection solaire, comme la crème, mais aussi le stick, le lait ou le gel, pour s’adapter à toutes les situations.
Attention : les produits accélérant le bronzage comme les autobronzants, les compléments alimentaires dédiés ou le monoï n’ont aucun effet protecteur pour la peau face aux UV. En cas d’utilisation de ces produits, il reste donc nécessaire d’appliquer, en plus, une protection solaire adaptée à votre peau.
2. Exposez-vous aux bonnes heures
Autre précaution incontournable, évitez de vous exposer aux heures les plus chaudes de la journée. Ainsi, pendant l’été, entre 12 h et 16 h, c’est le moment où les rayons solaires sont les plus intenses et donc les plus dangereux. L’idéal est de privilégier les horaires du matin ou de fin d’après-midi.
3. Privilégiez l’ombre
Même si rester à l’ombre ne protège pas totalement des coups de soleil, vous y serez moins exposé et les risques des UV pour votre santé seront tout de même réduits.
4. Choisissez les vêtements et protections adaptés
Après l’ombre, les vêtements couvrants sont les plus efficaces pour se protéger des UV. Optez pour des vêtements longs et amples, ainsi qu’un chapeau à bords larges.
5. Protégez vos yeux
Dans l’idéal, optez pour des lunettes de soleil avec filtre anti-UV catégorie 3 ou 4 et des montures enveloppantes. Méfiez-vous des lunettes non conformes aux normes européennes : une teinte foncée n’assure en rien une protection contre les UV.
6. Continuez à vous protéger même lorsque vous êtes bronzé
Contrairement aux idées reçues, il est essentiel de continuer à appliquer une protection solaire une fois bronzé. En effet, malgré le fait que le bronzage constitue une barrière naturelle de la peau pour se protéger du soleil, elle reste néanmoins superficielle et ne filtre qu’une partie des UV. Si une peau bronzée risque moins d’attraper des coups de soleil, elle ne protège pas contre le risque de cancer et de vieillissement de la peau.
En résumé
Voici un tableau récapitulant le niveau de risque en fonction de l’indice UV et les réflexes de vigilance immédiats à adopter :
| Indice UV | Niveau de risque | Vigilance et réflexes immédiats |
|---|---|---|
| Entre 0 et 2 | Faible | Vigilance normale :
|
| Entre 3 et 4 |
Modéré |
Vigilance active :
|
| Entre 5 et 6 |
Élevé |
Vigilance renforcée :
|
| Entre 7 et 8 | Très élevé | Alerte forte :
|
| 9 et plus | Extrême | Éviter autant que possible l’exposition directe au soleil. En cas de sortie : une protection maximale est indispensable, avec renouvellement fréquent de la crème solaire. |
Les bons gestes en cas de coup de soleil
Dans la plupart des cas, il est possible de soigner vous-même vos coups de soleil. Pour cela, voici les bons gestes à suivre :
- Cessez immédiatement de vous exposer au soleil ;
- Rafraîchissez la zone brûlée avec de l’eau du robinet (entre 15°C et 25°C), pendant environ 15 minutes, jusqu’à disparition totale de la douleur. Si la zone de la brûlure est trop étendue, vous pouvez aussi prendre un bain tiède (et non froid) ;
- Buvez pour bien vous hydrater ;
- Surveillez votre température. Si des maux de tête apparaissent, prenez un antalgique.
Si votre coup de soleil couvre plus de 10 % de votre surface corporelle, qu’il génère des cloques, touche des zones fragiles (comme le visage, les mains ou les organes génitaux), consultez votre médecin.
UV et cas particuliers : médicaments, cosmétiques, enfants, ville, montagne
Prenez garde aux médicaments photosensibilisants
Certains médicaments peuvent rendre la peau plus sensible aux rayons du soleil. On appelle cela la photosensibilisation médicamenteuse. Elle correspond à une réaction anormale de la peau résultant d’une interaction entre l’exposition solaire et un médicament photosensibilisant capable d’absorber les rayons UV.
Les risques ? Rougeurs, boutons, plaques, démangeaisons ou encore coloration anormale de la peau. On parle alors de phototoxicité. Dans certains cas plus rares, cela peut provoquer une véritable réaction allergique : il s’agit alors de photoallergie.
Notre conseil : si vous suivez un traitement, lisez attentivement les notices ou demandez conseil à votre pharmacien dès les premiers jours ensoleillés. Si l’un de vos médicaments est photosensibilisants, pensez à appliquer une protection solaire maximale avant de vous exposer.
Faites attention aux cosmétiques, déodorants et parfums
Au-delà des traitements médicaux, certains produits d'hygiène et de beauté du quotidien sont également photosensibilisants. C'est le cas de nombreux déodorants, parfums, ou même de certaines huiles essentielles (comme celles d'agrumes).
Les risques ? Appliquées sur la peau avant de sortir, les substances chimiques ou naturelles qu'ils contiennent peuvent réagir sous l’effet des UV et provoquer des réactions cutanées inattendues : rougeurs, brûlures douloureuses, voire apparition de taches brunes tenaces ou indélébiles (hyperpigmentation).
Notre conseil : pendant la période estivale ou lors d'activités en extérieur, évitez de vous parfumer directement sur la peau (privilégiez les vêtements) et optez pour des déodorants et des cosmétiques formulés « sans alcool » et non photosensibilisants.
Protégez vos enfants encore plus que vous-même
Les bébés ne doivent jamais être exposés directement au soleil. Lorsque vous sortez, pensez à les habiller avec des vêtements couvrant l’ensemble du corps, avec un chapeau et des lunettes de soleil.
Les enfants et adolescents sont également plus sensibles que les adultes face aux rayons UV. En effet, jusqu’à la puberté, la peau et les yeux sont encore fragiles. Les coups de soleil et les expositions répétées dans l’enfance peuvent être une cause majeure du développement de cancers de la peau (mélanomes) à l’âge adulte.
De son côté, le cristallin étant transparent pendant l’enfance et l’adolescence, il ne peut pas jouer son rôle de barrière naturelle contre les ultraviolets.
Notre conseil : protégez vos enfants avec des lunettes de soleil adaptées, un chapeau ou une casquette et une protection SPF 50+ anti-UVA et anti-UVB. Vous pouvez aussi les équiper de maillots ou t-shirt anti-UV.
Soyez vigilant en montagne
En montagne, plus vous prenez de l’altitude, plus l’indice UV augmente. De plus, la neige, parfois présente dans les cimes même en été, réfléchit jusqu’à 80 % du rayonnement UV et augmente donc les risques pour votre santé(2).
Notre conseil : afin de prévenir ces dangers, n’hésitez pas à vous appliquer une crème solaire adaptée, à porter un chapeau et des vêtements couvrants, et à limiter votre exposition au soleil.
Protégez-vous aussi en ville
Même en ville, l’exposition aux UV reste suffisante pour provoquer des dommages cutanés. En effet, les rayonnements peuvent traverser les nuages et atteindre la peau lorsque vous êtes en terrasse, pendant vos trajets à vélo, en voiture ou à pied, etc. Là-encore, il est nécessaire de se protéger en conséquence.
À retenir
- Les rayonnements UV peuvent nous atteindre de façon variable, en fonction des conditions météorologiques, de l’heure de la journée ou de la période de l’année.
- Invisibles pour l’œil humain, ils sont dangereux pour la santé et peuvent engendrer, entre autres, des dommages cutanés.
- Pour se protéger, il existe des gestes simples à adapter en fonction de l’indice UV : éviter l’exposition au soleil entre 12 h et 16 h, s’hydrater, porter des vêtements couvrants, des lunettes de soleil (certifiées CE dans l’idéal, pour garantir leur niveau de protection), un chapeau et appliquer de la crème solaire.
- Attention : le soleil peut nous atteindre dans de nombreuses situations, en ville, à la montagne, ou même lorsque l’on se croit protégé par son bronzage. De plus, aucune crème ne propose de protection totale. C’est pourquoi il faut rester vigilant en toutes circonstances et renouveler régulièrement sa protection solaire.
FAQ – Questions/Réponses
-
Peut-on attraper un coup de soleil sans avoir chaud ?
Oui, absolument ! La sensation de chaleur est provoquée par les rayons infrarouges du soleil, tandis que les coups de soleil sont causés par les rayons ultraviolets (UV), qui sont totalement invisibles et indolores sur le moment. C’est pourquoi vous pouvez attraper un coup de soleil sévère par temps frais, sous un vent marin agréable ou en haute montagne.
-
Le soleil passe-t-il à travers les vitres ?
Oui, les UVA traversent les vitres. Par conséquent, une large partie des rayons du soleil peuvent atteindre votre peau et l’endommager en cas d’exposition prolongée, même si vous êtes positionné derrière une vitre. Ce type de surface ne constitue en aucun cas une protection pour votre peau.
-
Combien de temps une crème solaire protège-t-elle réellement ?
La protection diminuant avec le temps et l’intensité des UV, les autorités sanitaires recommandent d’appliquer de la crème solaire toutes les 2 heures et plus souvent en cas de baignade, de transpiration ou de frottements (dus à l’usage d’une serviette, au contact avec des vêtements ou du sable par exemple).
-
À partir de quel âge peut-on mettre de la crème solaire à un bébé ?
Voici les bonnes pratiques à retenir :
- Avant 6 mois : protection textile uniquement ; n’appliquez pas de crème solaire. La peau des nouveau-nés est trop fine et absorbe les composants chimiques. Évitez toute exposition au soleil et privilégiez l’ombre, les vêtements couvrants et le chapeau.
- À partir de 6 mois : utilisation possible d’une crème solaire adaptée aux bébés ou aux jeunes enfants, idéalement SPF 50+ avec large couverture du spectre UVA/UVB ;
- Avant 3 ans : les autorités rappellent qu’un enfant ne doit pas être exposé directement au soleil. La crème solaire reste une protection complémentaire aux vêtements couvrants, au chapeau et à l’ombre.
-
Le bronzage en cabine (UV artificiels) est-il une bonne idée pour « préparer » sa peau ?
Non, absolument pas. C'est une idée reçue particulièrement tenace et dangereuse. Les UV artificiels émis par les cabines de bronzage ne préparent en aucun cas la peau à l'exposition solaire et comportent des dangers majeurs pour la santé. Ils délivrent des doses massives d'UVA, qui accélèrent de manière précoce le vieillissement cutané (rides profondes, relâchement de la peau) et augmentent significativement le risque de cancer de la peau. L’Anses rappelle d'ailleurs qu'il n'existe aucun bénéfice sanitaire démontré lié à l'usage des cabines de bronzage(3).
Bien assuré avec MMA !
Quelle que soit votre situation (célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, retraité ou actif...), MMA vous propose des formules santé adaptées à vos besoins ainsi que de nombreux services et avantages.
Profitez de soins de qualité tout en préservant votre budget.
Pour connaître l’ensemble des avantages de l’assurance santé MMA, consultez la page dédiée.
Nos prises en charge interviennent dans la limite des dépenses réellement engagées et dans les conditions, limites et exclusions de garanties qui sont précisées dans les Conditions Générales (N°381 et 379) et les Conditions Particulières du contrat Assurance Santé MMA.
Faites une simulation en ligne
en 3 minutes
Sources :
(1) Organisation mondiale de la santé - 2002 – L’Indice universel de rayonnement UV solaire. Guide pratique
(2) Météo France - juin 2023 - UV : des conseils simples pour protéger petits et grands
(3) Anses - octobre 2018 - Les dangers du bronzage artificiel
À lire aussi en cas de fortes chaleurs
-
Si la protection solaire est bien évidemment incontournable pour pratiquer vos activités favorites à l’extérieur en période estivale comme hivernale,…
-
Comment se protéger des fortes chaleurs ? Les conseils pratiques et astuces à connaître pour veiller à rester en forme et bonne santé en période…
-
Plan canicule : veille saisonnière, vigilances jaune, orange, rouge… Que signifient ces différents niveaux d'alerte et quelles conséquences pour…




