Les conseils Zéroblabla

Toutes les réponses 100% utiles à votre quotidien

Page mise à jour le 24/01/2025

Les gestes qui sauvent : pourquoi et comment se former aux premiers secours ?

En cas d’urgence vitale, il est primordial que chacun puisse intervenir et savoir réagir avant l’arrivée des secours. Les formations Gestes qui Sauvent (GQS), dispensées par différents organismes, forment justement les participants aux premiers secours. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ces formations.

© Rawpixel.com - AdobeStock

Pourquoi se former aux gestes de premiers secours ? 

Agir en cas d’accidents 

Chaque année en France, plus de 4,5 millions de personnes sont victimes d’un accident domestique(1). Qu’il s’agisse d’une brûlure, d’un étouffement, d’une coupure, ou d’un accident plus grave comme un malaise cardiaque, les blessures causées peuvent parfois être irréversibles. De plus, dans 9 situations d’urgence sur 10(2), la chaîne de secours commence par l’intervention d’un témoin ou d’une personne non-professionnelle. Pour prévenir ces accidents et savoir intervenir en cas de besoin, se former est donc essentiel. 

 

Responsabilité citoyenne 

Se former aux gestes qui sauvent est également un enjeu citoyen : en France, seulement 40 % de la population a déjà suivi ce type de formation. Ce taux est l’un des plus bas d’Europe. En comparaison, en Allemagne, il s’élève à 80 %(1). Pourtant, il est très important de développer les réflexes utiles et apprendre les bons gestes à adopter en cas d’urgence. Pour ce faire, les actions de sensibilisation se poursuivent en mettant l’accent sur la prévention et la responsabilisation : l’objectif est d’atteindre un taux de 80 % de formés en France d’ici 5 ans(1).

Comment se former aux gestes de premiers secours ?  

Les formations disponibles 

La formation aux Gestes qui Sauvent (GQS) est accessible sans prérequis à toute personne de plus de 10 ans. Elle est courte (2h), et ne nécessite pas de condition physique particulière puisqu’elle permet d’apprendre des gestes simples.

Le coût de ce type de formation peut varier selon la structure choisie, mais se trouve généralement autour de 15 € par participant(3).

Dans un contexte professionnel, il est plus répandu d’avoir recours à une formation Sauveteur Secouriste du Travail (SST). Plus longue (14h), elle permet également aux participants d’apprendre à réagir en cas d’urgence. Cette formation est en revanche prise en charge par l’entreprise et peut être obligatoire selon le secteur de travail(4)

 

Comment s’inscrire ?  

Pour s’inscrire à une formation GQS, rendez vous sur la page dédiée d’organismes de formation : sur le site de la Protection Civile ou de l'Ordre de Malte par exemple. Il vous suffira ensuite de chercher le lieu de formation le plus proche de chez vous, de prendre un rendez-vous selon vos disponibilités et de régler les frais demandés.  

Vous pouvez également vous rapprocher des organismes et associations proches de chez vous comme la Croix-Rouge Française ou les sapeurs-pompiers.

Qu’apprend-on pendant les formations de premiers secours ?  

Théorie et mise en situation pratique 

La formation mêle théorie et pratique en abordant les points suivants(5)

  • la protection de la victime : les bonnes pratiques à mettre en place pour assurer la sécurité de la victime et éviter le suraccident ;
  • l’alerte : les différentes façons de donner l’alerte, avec un rappel des numéros d’urgence et des informations vitales à communiquer ; 
  • l’examen : les techniques d’observation basiques à mettre en œuvre pour mieux constater l’état de la victime et en informer les secours.

Enfin, la formation prévoit plusieurs mises en situation, où des scénarios concrets d’accidents et les réponses à y apporter sont proposés. Il s’agit généralement des trois types de cas suivants(6)

  • la victime parle et se plaint : dans le cas d’une coupure profonde par exemple, où la victime saigne abondamment ; 
  • la victime est inconsciente mais respire : si la personne est par exemple victime d’un malaise ; 
  • la victime est inconsciente et ne respire pas : si la personne est victime d’un arrêt cardiaque, par exemple. 

Bon à savoir

Pour en savoir plus sur la formation GQS et son contenu, n’hésitez-pas à vous rendre directement sur le site du gouvernement.  

Quand et comment pratiquer les gestes de premiers secours ? 

Les étapes à suivre pour porter secours à quelqu’un 

1. Sécuriser le lieu de l’accident et les personnes impliquées  

Quel que soit le type d’accident (accident de la route, domestique, etc.), avant de porter secours à une victime, assurez-vous d’abord de ne pas vous mettre en danger vous-même.

Si les lieux sont sécurisés et après avoir vérifié les risques potentiels comme un départ de feu, vous pouvez établir un périmètre de sécurité autour de l’accident. 

Si vous ne pouvez pas agir sans prendre de risque, alertez immédiatement les secours avant d’établir un périmètre de sécurité et attendez leur arrivée(7)

2. Apprécier l’état de la victime 

Évaluez ensuite l'état de la victime tout en la rassurant. Présentez-vous et posez-lui quelques questions simples. Ses réponses seront précieuses pour les secours. Vérifiez notamment : 

  • Si la victime est consciente 
  • Si elle respire 
  • Si elle peut vous parler

3. Demander de l’aide 

Après avoir sécurisé les lieux et examiné la victime, vous devez appeler les secours. Les numéros à contacter en cas d’urgence sont les suivants(6)

  • le 18 : pour les sapeurs-pompiers, à contacter pour porter secours à une personne, en cas d’accident ou d’incendie ; 
  • le 15 : pour le Samu, pour toute urgence médicale ; 
  • le 17 : la police ou la gendarmerie, pour tout problème de sécurité ou d’ordre public ; 
  • le 112 : numéro d’appel unique des urgences en Europe, recommandé aux étrangers circulant en France et aux Français circulant à l’étranger ; 
  • le 115 : pour le Samu social, à contacter pour secourir une personne sans-abri.

En cas d’urgence, le temps peut être compté. C’est pourquoi, vous devez communiquer efficacement et partager seulement les informations indispensables aux secours(6)

  • le numéro de téléphone ou de borne depuis lequel vous appelez ; 
  • votre nom ; 
  • la nature de l’urgence (médical, accident, trouble à l’ordre public) ; 
  • les risques éventuels (explosion, incendie, effondrement) ; 
  • la localisation précise de l’urgence et le nombre de personnes concernées ; 
  • l’état des victimes ; 
  • les mesures prises en attendant les secours. 

Répondez également à toutes les questions posées par les secours. Ces informations permettront aux secours de mieux comprendre la situation et d'adapter leur intervention.

4. Effectuer les gestes de premiers secours 

En attendant les secours et selon l’état de la victime, vous pouvez être amené à devoir réaliser les gestes de premiers secours. 

À savoir : Les secours peuvent vous indiquer par téléphone les gestes à effectuer.

En cas d’étouffement 

En cas d’étouffement, il est nécessaire d’agir immédiatement pour expulser le corps étranger bloquant les voies respiratoires. 

Si la personne est consciente mais est incapable de s’exprimer, donnez-lui 5 claques maximum dans le dos. Pour réaliser ce geste(8) :

  • Tenez-vous sur le côté et un peu en arrière de la victime ;
  • Penchez la victime vers l’avant en soutenant sa poitrine d’une main ;
  • Donnez un maximum de 5 claques entre les omoplates ;
  • Vérifiez son état après chacune d’elles. 

Si ces premières actions sont inefficaces, passez aux compressions abdominales(8) :

  • Placez-vous derrière la victime ;
  • Entourez son abdomen avec vos bras ;
  • Penchez la victime vers l’avant ;
  • Placez un de vos poings fermés entre le nombril et l’extrémité inférieur du sternum ;
  • Maintenez votre poing à l’aide de votre autre main ;
  • Effectuez une compression abdominale en enfonçant fortement votre poing vers vous et vers le haut ;
  • Réalisez ce geste 5 fois maximum.

Si l’étouffement continue, alternez entre 5 claques dans le dos et 5 compressions abdominales. Répétez ce cycle jusqu'à ce que l'obstruction soit dégagée ou que les secours arrivent.

Si cela n’a toujours pas d’effet et que la victime perd connaissance, accompagnez-la doucement au sol. Commencez ensuite une réanimation cardio-pulmonaire en réalisant 30 compressions thoraciques. Poursuivez jusqu’à l’arrivée des secours ou la reprise d’une respiration normale(6).  

 

En cas de saignement

En fonction de la profondeur de la blessure et de l’intensité de l’écoulement, un saignement peut aussi représenter une urgence médicale. 
Ainsi, si le sang gicle ou coule de la plaie de façon continue : 

  • Exercez une pression directe sur celle-ci pour contenir l’écoulement ;
  • Allongez ensuite la victime en position horizontale ;
  • Contactez les secours en prenant soin de rester proche de la victime pour constater l’évolution de son état. 

Si vous devez relâcher la compression pour contacter les secours par exemple, vous pouvez appliquer un tampon relais si vous en disposez. Il s’agit d’un pansement stérile qui permet de comprimer de manière efficace une zone de saignement ou d'hémorragie pour arrêter l'écoulement du sang. Celui-ci peut pallier l’absence de pression manuelle sur la blessure en exerçant lui-même une compression mécanique. 

Si possible, évitez un contact direct avec le sang de la victime en lui demandant de comprimer elle-même sa blessure ou en protégeant vos mains avec des gants ou un linge par exemple(6)

À savoir : Il est important de vous laver les mains après avoir effectuer ces premiers secours.

En cas d’inconscience

Une victime peut être inconsciente suite à un évanouissement ou un malaise. Il est parfois difficile de déterminer seul la cause de l’inconscience. Cependant, deux cas principaux existent : 

1.    Si la victime est inconsciente et qu’elle respire : 

  • Libérez ses voies respiratoires pour l’aider et vérifiez sa respiration ;
  • Placez-la en position latérale de sécurité (PLS) ;
  • Appelez les secours. 

Dans l’idéal, si vous n’êtes pas seul, demandez à une autre personne de contacter les secours et restez près de la victime. 

2.    Si la victime est inconsciente et ne respire pas : 

  • Alertez immédiatement les secours ;
  • Prenez un défibrillateur automatisé externe : si quelqu’un est à vos côtés demandez-lui de s’en occuper ;
  • Commencez la réanimation cardio-pulmonaire : 30 compressions thoraciques suivi de 2 insufflations(6). Alternez ces gestes jusqu'à l'arrivée des secours ou la reprise d'une respiration normale.

 

En cas de malaise cardiaque

Si la victime se plaint d’une douleur thoracique, qu’elle parle ou se sent mal, contactez immédiatement les secours. Une douleur dans la poitrine est le signe le plus commun d’un malaise cardiaque à venir, mais il peut être couplé à d’autres symptômes comme des douleurs soudaines dans le bras, les épaules, le cou, la mâchoire inférieure ou encore l’estomac. 

Ne sous-estimez jamais la gravité d’un potentiel malaise cardiaque : au moindre doute, appelez les secours et placez la personne au repos, dans une position confortable pour elle. Vérifiez régulièrement son état de santé jusqu’à l’arrivée des secours(6)

 

En cas de brûlure 

En cas de brûlure, la réaction doit être proportionnée à la gravité de la blessure, mais aussi à l’état de la victime, qui peut présenter certains facteurs aggravants (âge, maladie chronique, etc.). Commencez donc par évaluer la profondeur de la brûlure (premier degré, deuxième degré superficiel, deuxième degré profond ou troisième degré), ainsi que son étendue et sa localisation

Si la brûlure est grave, que la zone est étendue ou que la personne touchée est particulièrement fragile, certains bons gestes sont à adopter : 

  • Éloignez la victime de la source de chaleur ;
  • Protégez-la, sous une couverture ou un vêtement en tissu non synthétique par exemple, et empêchez-la de s’agiter ;
  • Retirez les vêtements brûlés si nécessaire et couvrez la zone brûlée d’un linge propre en coton ;
  • Appelez les secours et n’appliquez pas de substance sur la brûlure comme de la crème, de la glace ou de l’eau(9).

Vous êtes client MMA ? 

Avec l’assurance accidents de la vie MMA, vous bénéficiez de services d’assistance complets pour assurer sereinement votre quotidien et celui de vos proches en cas d’accident de la vie privée. Vous avez le droit à : 

  • Une aide pédagogique chez vous ou à l’hôpital, si votre enfant est hospitalisé ou immobilisé à domicile plus de 15 jours consécutifs 
  • La conduite de votre enfant à l’école, si aucun proche ne peut se rendre disponible 
  • La garde d’enfant à domicile, si aucun proche n’est en mesure de garder vos enfants 
  • Un quotidien facilité : MMA s’occupe de toutes vos tâches quotidiennes (livraison de courses, portage repas, petits dépannages, bricolage, jardinage, visite chez le médecin, aide d’une auxiliaire de vie pour les démarches administratives…) 
  • Un accompagnement et un suivi psychologique en cas d’accident corporel de la vie privée 
  • La livraison de vos médicaments à votre domicile
  • Une aide-ménagère pour entretenir votre logement
  • La garde de vos animaux de compagnies (chiens et chats) 
  • Une aide malade à domicile

Pour retrouver l’ensemble des garanties de l’assurance accidents de la vie MMA, consultez la page dédiée. 

Nos prises en charge sont faites en application des garanties/options souscrites et des limites, conditions et exclusions des garanties fixées aux conditions générales du contrat Garantie des Accidents de la Vie (CG088) disponibles en agence ou sur mma.fr

Faites une simulation en ligne en 3 minutes

Devis accidents de la vie
Voir tous les sujets de la thématique