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Page publiée le 22/09/2026

Peut-on assurer une voiture qui ne nous appartient pas ?

Un proche âgé vous confie sa voiture qu’il n’utilise plus ? Vous offrez votre ancien véhicule à votre enfant ? Vous passez par un service de location longue durée ? Il arrive parfois de conduire une voiture qui ne nous appartient pas. Dans ce cas, est-il possible de l’assurer à son nom ? Inutile de faire durer le suspense : la réponse est oui. Néanmoins, les règles sont strictes et la marche à suivre varie selon les situations. Explications.

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Sommaire 

Dans quels cas peut-on assurer une voiture qui ne nous appartient pas ?

Un véhicule doit obligatoirement être assuré pour circuler. Le plus souvent, c’est le propriétaire, c’est-à-dire la personne mentionnée sur la carte grise, qui souscrit le contrat d’assurance auto. Cependant, dans certains cas, il est possible d’assurer une voiture sans qu’elle nous appartienne. Voici les situations les plus fréquentes. 

Un parent ou un proche vous confie sa voiture

Si une personne de votre entourage est âgée ou en situation de handicap et n’a plus la capacité de conduire son véhicule, elle peut le mettre à votre disposition. Dans ce cas, votre proche reste le propriétaire, mais vous devenez le conducteur principal et vous pouvez l’assurer. 

Votre conjoint est propriétaire mais son permis a été suspendu ou retiré

Dans ce cas, votre conjoint n’a plus l’autorisation de conduire son véhicule. Il peut alors vous le prêter, de façon régulière, et vous avez le droit de mettre l’assurance à votre nom. 

Votre enfant hérite d’une voiture mais il n’a pas encore le permis

Même si le véhicule n’est pas encore utilisé, il doit être assuré. Et comme votre adolescent n’a pas de permis, bien qu’il soit le propriétaire de la voiture, c’est à vous de faire les démarches auprès de l’assureur, en votre nom.  

Vous achetez une voiture à votre enfant

Vous avez alors la possibilité d’assurer le véhicule en votre nom et de désigner votre enfant comme conducteur principal. 

Vous louez un véhicule en LOA ou LLD

Si votre voiture est en location avec option d’achat (LOA) ou location longue durée (LLD), l’établissement de financement qui vous la loue reste propriétaire pendant la durée du contrat (la carte grise est à son nom). Toutefois, vous devez l’assurer en tant que conducteur principal. 

Vous achetez une voiture d’occasion 

Au départ, la carte grise n’est pas encore à votre nom mais à celui du vendeur (le temps des démarches administratives pour en obtenir une nouvelle). En revanche, vous devez obligatoirement souscrire une assurance auto dès la remise des clés pour pouvoir conduire le véhicule.

Comment assurer une voiture qui n’est pas à son nom ?

Dès lors que vous conduisez un véhicule qui ne vous appartient pas, que ce soit ponctuellement ou régulièrement, vous devez aussitôt contacter votre assureur ou celui du propriétaire du véhicule pour expliquer la situation en toute transparence. Cela permettra d’identifier les risques, de modifier le contrat existant ou d’en créer un nouveau, à votre nom. 
Plus concrètement, il existe trois façons d’assurer un véhicule sans être le propriétaire. 

S’assurer en tant que conducteur principal 

Si c’est vous qui conduisez le plus souvent le véhicule qui ne vous appartient pas, il est conseillé de souscrire une nouvelle assurance auto en tant que conducteur principal. Vous aurez ainsi la possibilité de choisir les garanties adaptées à vos besoins pour être correctement couvert. En contrepartie, vous devrez payer les cotisations, effectuer les démarches pour déclarer les sinistres et « accumuler » le bonus-malus.

Les documents à fournir lors de la souscription

Pour assurer une voiture qui ne vous appartient pas, il faudra présenter à votre assureur :

  • La carte grise du véhicule ;
  • Votre permis de conduire ;
  • Votre relevé d’information qui liste vos sinistres auto responsables sur les 5 dernières années et précise votre coefficient de bonus-malus ;
  • Votre carte d’identité.

Parfois, la compagnie d’assurance pourra vous demander des documents supplémentaires, par exemple pour justifier votre lien de parenté avec le propriétaire du véhicule à assurer. Quoi qu’il en soit, il est conseillé d’être le plus précis et transparent possible.

S’assurer en tant que conducteur secondaire

Si vous conduisez le véhicule régulièrement mais que le propriétaire continue de l’utiliser le plus souvent, ce dernier reste le conducteur principal et peut vous inscrire sur son contrat auto comme conducteur secondaire. 

Cette option est utile, par exemple, si vous prenez de temps en temps le volant de la voiture appartenant à votre conjoint, sans que ce soit de façon majoritaire.

Bon à savoir

Le conducteur secondaire peut avoir un impact sur le bonus-malus du conducteur principal, et inversement, le coefficient de réduction-majoration étant rattaché au contrat.

S’assurer en tant que conducteur occasionnel

Si vous empruntez très ponctuellement le véhicule d’autrui, certains assureurs, comme MMA, incluent le « prêt de volant » dans leur contrat auto. Cela permet de prêter la voiture à n’importe quel tiers détenteur d’un permis de conduire en cours de validité sans que son nom soit désigné dans le contrat (contrairement aux conducteurs principal et secondaire). C’est alors au propriétaire de la voiture de vérifier si cette option est bien comprise dans son assurance auto. 

Sachez néanmoins que si le véhicule est prêté à un conducteur inexpérimenté (c’est-à-dire de moins de 25 ans et ayant moins de 2 ans de permis), une franchise sera appliquée en cas d’accident. 
 

Quels sont les risques en cas de mauvaise déclaration à l’assurance ?

Vous avez donc légalement le droit d’assurer une voiture qui ne vous appartient pas. Toutefois, il est crucial d’être le plus transparent et honnête possible lors de la souscription ou de la modification d’un contrat auto afin d’éviter d’être sanctionné pour fausse déclaration. 

On vous explique : un contrat d’assurance auto se base sur la bonne foi de l’assuré. Si, après vérification ou lors d’un sinistre, l’assureur se rend compte qu’une déclaration est fausse, l’assuré risque des sanctions. 

En cas de fausse déclaration intentionnelle, le souscripteur de l’assurance s’expose à :

  • L’annulation de son contrat, conformément à l’article L113-8 du code des assurances : l’assureur peut alors conserver les primes déjà versées et demander de payer les cotisations restant à charge en guise de dommages et intérêts ;
  • Le remboursement des indemnités versées lors de sinistres passés ;
  • Des sanctions pénales pour fraude à l’assurance qui peuvent aller, pour les faits les plus graves, jusqu’à 375 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement. 

Si la fausse déclaration n’est pas intentionnelle, c’est-à-dire s’il s’agit d’une erreur ou d’un oubli, les sanctions sont légèrement moins sévères. L’assuré risque notamment d’être moins bien indemnisé en cas de sinistre ou de voir sa prime augmenter. Parfois, la compagnie d’assurance peut aller jusqu’à résilier le contrat. 

Dans tous les cas, en cas de sanction pour fausse déclaration, l’assuré risque par la suite de rencontrer des difficultés pour trouver un nouvel assureur acceptant de le couvrir.

Exemples de fausses déclarations à éviter

  • Vous déclarez un seul conducteur sur votre voiture (vous) alors que votre enfant l’utilise régulièrement et qu’il devrait être ajouté comme conducteur secondaire.  
  • Votre père de 80 ans, qui ne conduit plus, vous ajoute à son contrat d’assurance comme conducteur secondaire de son véhicule alors que vous le conduisez tous les jours et devriez donc être conducteur principal.
  • Un ami ayant un fort malus vous inscrit comme conducteur secondaire sur son contrat auto car vous avez un bonus avantageux, ce qui permet d’améliorer son coefficient et de réduire ses cotisations, alors même que vous n’utilisez pas son véhicule : il s’agit ici d’une fraude à l’assurance. 

Que se passe-t-il en cas d’accident ?

Le fait de conduire une voiture dont vous n'êtes pas le propriétaire ne change pas les règles d'indemnisation.
En cas de sinistre, l'assureur examine d'abord :

  • Les circonstances de l'accident : qui était au volant ? Comment cela s’est-il produit ? Qui est responsable ? Etc. ;
  • Ainsi que les garanties du contrat auto.

Il effectue également une vérification des informations fournies lors de la souscription, notamment sur le propriétaire du véhicule, sur son conducteur principal, voire secondaire. C’est pourquoi il est essentiel que ces informations soient toujours sincères et à jour. Si elles sont erronées ou incomplètes, cela peut avoir des conséquences sur la prise en charge du sinistre.

Bon à savoir : en cas de sinistre, il arrive que l’indemnisation soit versée directement au propriétaire du véhicule. Pensez donc à vérifier ce point avec votre assureur lors de la signature du contrat.

À retenir

  • Oui, on peut assurer une voiture qui ne nous appartient pas, à condition que la situation le justifie et qu’elle soit déclarée en toute transparence à l’assureur. 
  • Le choix du statut est essentiel : selon l’usage du véhicule, il est possible de s’assurer en tant que conducteur principal, secondaire ou occasionnel.
  • Une fausse déclaration à l’assurance peut coûter cher : résiliation ou nullité du contrat auto, obligation de rembourser les indemnités perçues lors d’anciens sinistres, sanctions pénales en cas de fraude…

FAQ sur l’assurance d’une voiture qui n’est pas à son nom

  • Qui doit être déclaré conducteur principal d’un véhicule ?

    Le conducteur principal est la personne qui utilise habituellement le véhicule le plus souvent et de façon régulière. Généralement, il s’agit du propriétaire de la voiture, inscrit sur la carte grise, mais ce n’est pas systématique. 

  • La carte grise doit-elle être au même nom que l’assurance ?

    Non, la carte grise (certificat d'immatriculation) et le contrat d'assurance n'ont pas l'obligation d'être au même nom. 

    La carte grise porte toujours le nom du propriétaire du véhicule (sauf le temps de faire les démarches administratives lors d’un achat d’occasion), alors que l’assurance peut être au nom d’une autre personne, désignée comme conducteur principal. 

  • Peut-on assurer la voiture de ses parents ?

    Oui, vous pouvez assurer la voiture de vos parents si vous en êtes le conducteur principal, par exemple lorsqu'ils ne sont plus en mesure de conduire ou s'ils vous prêtent leur véhicule durablement.

  • Peut-on assurer la voiture de son conjoint ?

    Oui, vous pouvez assurer la voiture de votre conjoint si vous en êtes le conducteur principal, par exemple si son permis a été suspendu ou retiré et que vous utilisez le véhicule au quotidien.

  • Peut-on assurer une voiture en LOA ?

    Oui. Si vous louez un véhicule en location avec option d'achat (LOA), vous devez obligatoirement l'assurer pendant toute la durée du contrat, même si vous n'en êtes pas le propriétaire.

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