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Page mise à jour le 26/02/2026
Zone inondable : qu’est-ce qu’un plan de prévention des risques d’inondation (PPRi) ?
Pour mieux connaître le danger et encadrer l’urbanisation en zone inondable, l’État met en place le PPRi : le plan de prévention des risques d’inondation. À quoi sert-il ? Comment lire une carte de zones inondables ? Et quelles actions mener pour protéger votre logement ? Voici l’essentiel à retenir.
Sommaire
Qu’est-ce qu’une zone inondable ?
Définition et état des lieux du risque en France
Une zone inondable désigne une « portion de territoire susceptible d’être naturellement envahie par l’eau lors d’une crue, lors de ruissellements, par remontée de nappe ou par submersion marine »(1).
En France, l’inondation par débordement de cours d’eau et/ou par submersion marine est reconnue comme le premier risque naturel par le nombre de personnes exposées : 18,5 millions. Au total, on estime qu’environ 85 % des communes françaises ont au minimum un concitoyen résidant dans une zone inondable(2).
Bon à savoir
Vous pouvez tester votre adresse sur le site Géorisques pour connaître l’exposition de votre bien au risque d’inondation.
Attention, le risque existe toujours
Même si votre maison ou votre appartement n’est pas situé en zone inondable, cela ne veut pas dire pour autant que vous ne risquez pas d’être inondé. Un tout petit cours d’eau peut facilement représenter un danger en cas de très fortes pluies. Il ne faut pas non plus négliger le risque de ruissellement si votre habitation est située dans une pente : l’eau de pluie tombée chez votre voisin pourrait alors s’écouler jusque chez vous.
Il est donc important de toujours protéger votre habitation du risque d’inondation, qu’il soit situé en zone inondable ou non.
PPRi : comment fonctionne le plan de prévention des risques d’inondation ?
Un plan déployé par l’État pour faire face aux risques naturels
Pour maîtriser les aléas liés aux différents risques naturels présents en France (inondations, séismes, éruptions volcaniques, mouvements de terrain, etc.), l’État élabore, en concertation avec les communes, des plans de prévention des risques naturels (PPRn) spécifiques à chaque type d’évènement. Le plan relatif aux inondations, le PPRi (plan de prévention des risques naturels d’inondation), poursuit deux objectifs prioritaires :
- Maîtriser l'urbanisation : il encadre le développement dans les zones exposées pour ne pas augmenter le nombre de personnes et de biens vulnérables ;
- Préserver les zones naturelles : il protège les champs d'expansion des crues et les espaces non urbanisés pour permettre l'écoulement des eaux.
Pour ce faire, le PPRi cartographie les zones à risque et définit des règles d'utilisation des sols, imposant parfois des normes de construction spécifiques pour protéger les habitants.
Bien comprendre le PPRi : les zones blanches, bleues et rouges
Pour mieux identifier les zones exposées au risque d’inondation et les classer selon leur niveau d’aléa, le PPRi a mis en place le code couleur suivant :
- La zone blanche n’est pas soumise à un risque d’inondation et ne fait pas l’objet de réglementation spécifique ;
- La zone bleu clair connaît un risque modéré, où l’urbanisation est envisageable mais sous certaines conditions (adaptation des constructions au risque, sécurisation des nouvelles implantations, etc.) ;
- La zone bleu foncé présente un risque important : l’urbanisation y est fortement restreinte ;
- La zone rouge est la plus exposée au risque : la hauteur de submersion potentielle et la force du courant y rendent toute construction dangereuse. Il est interdit d’y implanter de nouvelles constructions ou d’y créer des logements.
À noter : les couleurs peuvent varier selon les communes.
Comment protéger votre habitation située en zone inondable ?
Pour rendre votre bien moins vulnérable aux inondations, divers travaux peuvent être entrepris. Ces aménagements visent non seulement à renforcer la sécurité des occupants, mais aussi à faciliter un retour rapide à la normale après une inondation.
En fonction de votre logement et de votre budget, différentes solutions peuvent être mises en œuvre. Un diagnostic préalable, réalisé par un bureau d’études, un architecte ou un expert en bâtiment, permet en général d’identifier précisément les travaux les plus adaptés.
Les travaux pour protéger vos installations et vos biens
- La sécurisation du circuit électrique : l’opération consiste à séparer le réseau des pièces inondables de celui des autres pièces, à placer les équipements électriques au-dessus du niveau inondable et à favoriser les prises de courant en hauteur ;
- La rehausse des équipements de chauffage (pompes à chaleur, chaudières, par exemple) et d’eau chaude sanitaire, de climatisation et de ventilation, ainsi que des appareils et matériels accessoires (pompes, tableaux de commande…). Vous pouvez aussi les installer dans une pièce non inondable afin d’assurer leur fonctionnement pendant et après l’inondation ;
- L’arrimage des cuves d’hydrocarbures (gaz ou fioul) et leur étanchéification pour éviter qu’elles ne soient emportées ou qu’elles ne polluent. La cuve doit être placée dans un endroit non submersible, soit en choisissant un lieu d’implantation surélevé, soit en créant un support de hauteur suffisante ;
- Le remplacement des revêtements muraux et de sol, des menuiseries, des isolants ou encore des volets en utilisant des matériaux peu sensibles à l’eau (carrelage ou pierre, et non parquet ou moquette ; portes en PVC, et non en bois).
Les travaux pour empêcher l’eau d’entrer
- L’installation de batardeaux sur les portes pour limiter les entrées d’eau et de boue dans votre habitation (hauteur maximum de 80 cm afin d’éviter des pressions trop fortes) ;
- L’installation de clapets anti-retour sur votre réseau d’eaux usées afin d’éviter que les eaux ne refoulent à l’intérieur du logement en cas de saturation du système d’assainissement. Sans ce dispositif, elles peuvent remonter par les WC, les éviers ou les douches ;
- L’installation de capots amovibles devant les petites ouvertures (soupiraux, etc.) et au niveau des passages des réseaux extérieurs (tuyauteries, câbles) à travers les murs et les planchers. Cela permet de boucher temporairement les aérations basses pour empêcher l’infiltration d’eau.
Les aménagements pour garantir votre sécurité
- Le balisage des piscines, bassins, puits ou cavités pour pouvoir les visualiser même pendant l’inondation, alors que l’eau est trouble ;
- L’aménagement d’une zone de refuge en hauteur, accessible de l’intérieur et permettant de sortir (par un velux, un balcon) lors de l’arrivée des secours. Placez-y un kit d’urgence 72h.
À noter
Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), dit « fonds Barnier », peut prendre en charge le diagnostic et les travaux de réduction de vulnérabilité si votre logement est situé dans le périmètre d’un plan de prévention des risques inondation (PPRi) ou d’un programme d’action pour la prévention des inondations (PAPI). Le taux de subvention est de 80 % pour les travaux, dans la limite de 36 000 € par bien, avec la possibilité de bénéficier à l’avance des fonds à hauteur de 30 % du montant de la subvention.
Pour en savoir plus sur les conditions d’éligibilité et les démarches, consultez le site Géorisques.
Assurance : quelles précautions prendre ?
Vérifiez que vous êtes bien assuré
Le risque d’inondation est couvert par la garantie « catastrophes naturelles » de votre contrat d’assurance habitation, à condition qu’un arrêté interministériel reconnaisse cet événement pour votre localité. À noter : vous disposez désormais d’un délai légal de 30 jours (au lieu de 10 jours auparavant) après la publication de l’arrêté au Journal officiel pour déclarer votre sinistre à votre assureur.
En l’absence de déclaration de catastrophe naturelle, c’est votre assurance multirisques habitation qui prend le relais via d’autres garanties : dégâts des eaux ou renfort événements climatiques, par exemple. Vérifiez bien les éventuelles exclusions (jardins, piscines…).
Si besoin, pensez aussi à mettre à jour le montant de votre patrimoine mobilier dans votre contrat. Évaluez le montant de vos biens et comparez-le au montant indiqué sur votre assurance. Si ce dernier est inférieur, contactez votre assureur pour mettre à jour votre contrat. Vous serez ainsi mieux assuré.
Anticiper et préparer les pièces justificatives à fournir
En cas d’inondation et de prise en charge de votre assureur, vous devrez lui fournir tous les éléments nécessaires pour évaluer le montant de votre préjudice et donc de votre indemnisation.
Aussi, mieux vaut toujours en amont :
- Prendre en photo tous vos biens. Cette démarche vous sera très utile lors d’une procédure de dédommagement ;
- Garder les factures et tous les documents administratifs importants en lieu sûr. Faites aussi une copie de tous ces documents que vous pourrez donner à un proche de confiance ;
- Sécurisez vos biens et objets de valeur en les plaçant en hauteur, à l’étage si cela est possible.
Questions/Réponses - FAQ
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Comment préparer un kit d’urgence ?
Pour vous préparer au risque d’inondation de votre logement, il est fortement conseillé de constituer en amont un kit d’urgence 72h et de le conserver dans une zone en hauteur, à l’abri de l’eau. Dans ce kit, vous pouvez stocker :
- De la nourriture non périssable et les outils nécessaires pour la consommer (ouvre-boîte, par exemple) ;
- De l’eau potable en grande quantité ;
- Des médicaments et une trousse de premiers secours ;
- Des vêtements chauds, ou une couverture de secours ;
- Une radio à pile pour suivre les directives des autorités ;
- Une lampe de poche, utile si l’inondation a provoqué une coupure de courant ;
- De l’argent liquide ;
- Un double de vos clés ;
- Des copies de vos papiers d’identité, conservées dans une pochette étanche ;
- Un chargeur de téléphone et une batterie externe chargée, au cas où l’électricité serait coupée.
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Qui contacter en cas d’inondation dans votre logement ?
En cas d’inondation, d’abord, ne prenez pas votre voiture : 30 cm d’eau peuvent suffire à l’emporter. Ensuite, dans la mesure du possible et si le niveau de risque le permet, évitez de téléphoner afin de laisser les réseaux disponibles pour les secours. Restez à l’abri et n’évacuez que sur ordre des autorités.
Néanmoins, si votre sécurité ou celle de vos proches est immédiatement menacée, appelez le 112 (numéro d’urgence européen) ou le 18 (sapeurs-pompiers).
Si l’intervention des secours n’est pas nécessaire, vous pouvez tout de même contacter la mairie de votre commune. C’est elle qui pourra vous donner les consignes officielles d’évacuation et de mise à l’abri, puis coordonner l’aide locale.
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Un PPRi peut-il empêcher de construire ou de rénover votre bien ?
Tout dépend de la zone dans laquelle se trouve votre bien.
En zone rouge, par exemple, la construction de tout nouveau logement est interdite car le risque d’inondation y est le plus fort. Cette restriction n’est valable qu’en zone rouge : le PPRi n’empêche donc pas de construire dans les autres zones. Néanmoins, le plan peut imposer des travaux de rénovation dans votre bien pour faire face au risque d’inondation.
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Sources :
(1) DRIEAT Île de France - octobre 2024 - Mon projet est-il en zone inondable ?
(2) senat.fr - septembre 2024 - Rapport d’information de la mission de contrôle relative aux inondations survenues en 2023 et au début de l’année 2024
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